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Comment écouter d’abord a presque quadruplé le retour des donateur·rice·s inactif·ve·s

Réactiver les donateur·rice·s inactif·ve·s en changeant la façon dont la conversation fonctionne

Une campagne de télémarketing qui a surpassé considérablement les résultats précédents en misant sur de vraies conversations, pas des appels scriptés

La Croix-Rouge canadienne cherchait à renouer avec les donateur·rice·s mensuel·le·s dont le soutien avait cessé entre six mois et plusieurs années auparavant. C’étaient des personnes qui s’étaient déjà engagées une fois. L’objectif était de les ramener d’une manière qui semblait naturelle, pas forcée.

Ils avaient déjà mené cette campagne avec un autre fournisseur de télémarketing. Ce programme était bâti autour d’appels rapides et de scripts serrés, l’accent étant mis sur la demande le plus efficacement possible.

Il avait généré un taux de réponse dans la fourchette de 4 à 5 %. Cela établissait une base de référence claire — et rendait également évident qu’il y avait place à l’amélioration.

Changer la structure de l’appel

Nous n’avons pas traité cela comme un problème de script. Nous l’avons traité comme un problème de conversation.

Le plus grand changement concernait la façon dont les appels étaient construits. Au lieu d’aller rapidement vers la demande, le script était conçu autour de questions ouvertes dès le départ. On demandait aux donateur·rice·s pourquoi ils·elles avaient choisi de soutenir la Croix-Rouge, et on leur donnait l’espace pour répondre dans leurs propres mots.

Cela a changé ce qui venait ensuite.

Plutôt que de livrer un bloc d’informations fixe, les collecteur·rice·s de fonds pouvaient répondre à ce que le·la donateur·rice disait réellement. L’information n’était pas différente, mais la façon dont elle était partagée l’était. Elle émergeait de la conversation, au lieu d’y être déposée.

Ces questions donnaient également aux donateur·rice·s la chance de parler de ce qui compte pour eux·elles. Dans certains cas, cela signifiait partager des préoccupations, dans d’autres, cela signifiait expliquer pourquoi ils·elles avaient donné en premier lieu. Dans tous les cas, cela faisait en sorte que l’appel ressemblait à quelque chose de plus qu’une demande. Il y avait une raison de rester en ligne, même avant que la demande n’arrive.

Au moment où le·la collecteur·rice de fonds leur demandait de revenir en tant que donateur·rice mensuel·le, la conversation avait un certain poids derrière elle. Ce n’était pas juste un argumentaire.

Ce à quoi cela ressemblait en pratique

  • Les appels commençaient par la reconnaissance du soutien passé du·de la donateur·rice, pas par la demande
  • Les collecteur·rice·s de fonds demandaient pourquoi le·la donateur·rice avait donné auparavant, et bâtissaient à partir de là
  • Le script permettait des échanges au lieu d’une séquence fixe
  • L’impact était expliqué en contexte, pas livré comme un bloc d’information
  • La demande venait après que le·la donateur·rice ait eu le temps de s’engager dans la conversation

Résultat : La différence entre les deux approches se montre assez clairement

La campagne du fournisseur précédent a généré des taux de réponse dans les chiffres simples moyens, avec un taux de réactivation de 4,6 % et un RCI de première année inférieur à 1.

Avec l’approche révisée :

  • Taux de conversion mensuelle de 17,9 % (vs 4,6 % précédemment)
  • Les donateur·rice·s mensuel·le·s inactif·ve·s ont coûté 257,67 $ à réacquérir (vs 451 $ précédemment)
  • RCI de première année de 1,15 (comparé à 0,56 précédemment)

La campagne a également surpassé les projections internes par une large marge, avec une conversion plus de trois fois plus élevée que prévu.

Ce n’était pas une amélioration marginale. C’était un niveau de performance différent.

Ce que nous en avons retenu

Les donateur·rice·s inactif·ve·s n’ont pas besoin d’être convaincu·e·s à partir de zéro. Ils·elles ont besoin qu’on leur rappelle pourquoi ils·elles ont dit oui la première fois.

Quand l’appel est précipité, cela n’arrive pas. On demande au·à la donateur·rice de prendre une décision sans vrai contexte, et la réponse la plus facile est non.

Quand la conversation leur donne un peu d’espace pour penser à leur raison initiale de donner, la dynamique change. La demande atterrit différemment, parce qu’elle est connectée à quelque chose qui leur tient déjà à cœur.